Decryptage des oeuvres d'Aleksandra Domanovic pour Paris Internationale

Exemple de texte de médiation rédigé par Anaïs Montevecchi dans la cadre d'une privatisation événementielle de la Foire Paris Internationale.

ALEKSANDRA DOMANOVIC, PRÉSENTÉE PAR LA GALERIE TANYA LEIGHTON DANS LE CADRE DE D'ÉDITION 2019 DE LA FOIRE PARIS INTERNATIONALE .

 

 

 

Aleksandra Domanovic est née en 1981 à Novi Sad en ex-Yougoslavie. Elle vit et travaille à Berlin. Les sculptures et la vidéo d’Aleksandra Domanoviç élargissent le champ de l’histoire technologique conventionnelle en mettant en lumière les contributions des femmes, souvent écartées de l’histoire des technologies occidentales. Cyberféministe, l’artiste s’appuie sur l’idée selon laquelle Ada Lovelace serait le premier programmeur informatique et que l’histoire de l’informatique est fondamentalement féministe. Depuis plusieurs années, Domanovic produit une série de sculptures « votives », rappelant par leurs formes les korès grecques, ces statues féminines portant des offrandes (fruits, animaux) que l’on déposait dans les temples afin d’obtenir les faveurs des dieux. Les sculptures Votives d’Aleksandra Domanović sont composées de membres cyborg fixés sur des corps en forme de boîte. Souvent montées sur roulettes, on remarque en tournant autour des sculptures que l’arrière des « boîtes » révèlent des emplacements en mousse dans lesquels les éléments de la sculpture peuvent être rangés afin de les déplacer plus facilement. Ce sont des « œuvres en réseau » optimisées pour une vie d’échanges et de déplacements rapides. La sculpture Vukosava, convoque quant à elle un élément récurrent dans le travail de l’artiste : la Main de Belgrade, pièce pionnière de l’intelligence artificielle et de la robotique conçue par le scientifique serbe Rajko Tomović en 1963. Evoquant la forme des reliquaires médiévaux, la main est posée sur un imposant socle de plexiglas qui laisse entrevoir des extraits du livre The Future of the Future (Le futur du futur) de l’écrivain prospectiviste britannique John McHale.